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Depuis les années 80, un nouveau type de laser est apparu : le laser femtoseconde. Ce n’est pas pas sa longueur d’onde ou le milieu actif utilisé qui caractérise ce laser et qui lui donne son nom, comme pour les autres types de lasers (YAG, CO2, Excimère…) mais le mode de fonctionnement original du laser lui-même. Ce type de laser est capable de fournir des impulsions lumineuses d’une durée allant de la pico-seconde (1 ps = 10-12 s) à quelques dizaines de femtosecondes (1 fs = 10-15 s). Le terme d’impulsions ultra-brèves ou ultra-courtes est également utilisé. Seules les technologies laser peuvent atteindre des durées aussi courtes, inaccessibles à des technologies électroniques. L’utilisation en laboratoire (1) de telles sources d’impulsions ultra-brèves a permis de montrer également le caractère tout à fait original de l’interaction laser-matière en mode femtoseconde, qui conduit à des résultats uniques lors de l’utilisation de ce rayonnement laser sur des matériaux.
(1) Le laboratoire Hubert Curien (CNRS UMR 5516) de l’Université Jean-Monnet (Saint-Etienne) développe depuis plus de dix ans des thématiques de recherche visant la compréhension des mécanismes d’interaction entre les impulsions ultra-brèves et les métaux ou les matériaux transparents. L’équipe de recherche du Laboratoire Hubert Curien précurseur en France des développements de recherche dans le domaine des procédés laser ultra-brefs, a une forte reconnaissance nationale et internationale (étudiants post doc américains, thèse en co-tutelle avec des universités allemandes, projets ANR de grande envergure). Le Laboratoire Hubert Curien et l’entreprise IMPULSION ont signé en 2003 un contrat de collaboration sur de longues durées.
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